VTT Verneuil 77

Le vélo

Régler sa position, connaître l'histoire du VTT et s'y retrouver dans ses disciplines.

Réglage suivant ta morphologie

Une position correcte sur la bicyclette conditionne l'efficacité du pédalage. Le plus léger des vélos, même avec un cadre à vos mesures, n'aura pas son rendement optimal si vous avez négligé de le régler à votre morphologie, car vous n'aurez pas la bonne position.

Trois réglages interviennent pour trouver cette position, suivant l'ordre indiqué ci-dessous.

Hauteur de la selle

Assis sur la selle en s'appuyant au mur, les pieds chaussés de chaussures cyclistes ou utilisées par le cyclotouriste, poser les talons sur les pédales, placer une pédale au point le plus bas par rapport au sol : la jambe doit tomber normalement sans être raidie. Monter ou descendre la selle pour obtenir la bonne hauteur. En pédalant à l'envers, on doit se déhancher légèrement.

L'inclinaison idéale pour la selle est l'horizontale, obtenue en posant un niveau à bulle sur la selle, dans le sens de la longueur, en ayant pris soin de mettre son vélo sur un sol plat. Une selle en cuir, de type Brooks, doit être régulièrement retendue, mais sans excès, au moyen de l'écrou placé sous le bec de selle. Tous les ans, elle sera graissée sur l'envers avec une graisse spéciale. Ne pas utiliser d'huile de pied de bœuf une fois la selle « faite », car elle assouplit trop le cuir.

Recul de la selle

La hauteur de la selle étant déterminée, il faut maintenant définir le recul de la selle en partant de l'axe du pédalier. Assis sur la selle, pieds dans les cale-pieds, les manivelles à l'horizontale, sur la pédale placée en avant, un fil à plomb passant 1 cm devant l'axe de cette pédale doit effleurer le genou. Reculer ou avancer la selle pour obtenir un réglage le plus précis possible.

Longueur de la potence

Placer une manivelle parallèle au tube diagonal du cadre, les pieds dans les cale-pieds, mettre les mains en bas du cintre : le coude légèrement fléchi doit venir effleurer la rotule du genou. Si le coude bute contre le genou, il faut une potence plus longue ; au contraire, s'il ne l'effleure pas, il faut une potence plus courte.

Hauteur de la potence

En règle générale, le sommet de la potence doit être plus bas de 1 à 2 cm que le plan horizontal de la selle. Attention à ne pas bloquer trop fort cette potence qui, en cas de chute toujours possible, permettra au guidon de tourner sans fausser la fourche. Pour les femmes, il est conseillé de mettre la potence à la même hauteur que la selle.

Largeur du cintre

En principe, elle sera égale à la largeur des épaules ; le plus courant est le cintre de 42 cm pris d'axe en axe à ses extrémités.

Position du pied sur la pédale

La taille du cale-pied définira en elle-même la position du pied sur la pédale. Pour que cette position soit bonne, il faut que l'articulation du gros orteil, au niveau de la grosseur osseuse, ou tête, du premier métatarsien, repose au niveau de l'axe de la pédale.

Conclusion

La meilleure position pour cycler est la position inclinée vers l'avant, le buste à 45° par rapport à l'horizontale, bras légèrement fléchis.

Celle que vous aurez déterminée en suivant les conseils ci-dessus devrait certainement vous combler ; elle pourra être légèrement corrigée sur la route. Cependant, ne modifiez une cote qu'après avoir suffisamment roulé (au moins 200 à 300 km).

L'histoire du VTT

Avant l'apparition du terme et du concept de vélo tout terrain, des vélos étaient utilisés pour rouler hors des routes, parfois même de manière structurée au sein de clubs sportifs (par exemple le Vélo Cross Club Parisien dans les années 1950).

L'apparition de vélos conçus spécifiquement pour pouvoir rouler en terrain accidenté remonte au milieu des années 1970, aux États-Unis, par une bande de Californiens un peu fêlés, Joe Breeze, Charlie Kelly, Tom Ritchey, Gary Fischer, Otis Guy et Jopts Brandt, pour sortir des sentiers battus et dévaler les montagnes. Les pionniers bricolent une monture adaptée à leur nouveau terrain, la nature.

Résultat : un cadre de type cruiser proche du vélo de plage, en particulier le modèle Excelsior de la marque américaine Schwinn des années 50, qui fut raccourci et renforcé pour être plus solide et plus rigide, des pneus ballons petits et larges à crampons de la marque Schwinn, additionné de 5 ou 10 vitesses et de freins à tambour ou à rétropédalage, les fameux « coaster-brakes », de poignées de frein et d'un guidon droit de moto.

Difficile d'imaginer ces « fat tyre bikes » (vélos à gros pneus) ou « balloners » de 20 kg.

Et pourtant… sur les hauteurs de Marin County, au nord de San Francisco, les premières courses de descente, dites les « repack races », font fureur.

Le but est simple : aller le plus vite possible. Juste pour le fun.

Le Mountain Bike arrive

Breeze, Fischer et Ritchey s'entêtent. Après la création des premières manettes de dérailleur et du blocage de selle en 1977, les deux premiers sortent le « Breeze Number One » en 1979. Ce vélo hybride est le premier « Mountain Bike », littéralement vélo des montagnes.

Dès lors, tout s'accélère. Fischer ouvre sa première boutique avec Ritchey. La marque Schwinn met sur le marché son premier MTB (pour MounTain Bike).

Et lors du salon de Long Beach en 1980, quatre VTT sont déjà exposés, puis quinze en 1981.

Les Japonais de la marque Specialized ne se posent pas tant de questions pour construire en série en 1982 le premier MTB, le « Stumpjumper ».

Les premiers succès commerciaux ouvrent les appétits de Shimano et Suntour, qui commencent à proposer des composants spécifiques au MTB. Le Mountain Bike est lancé.

En France

Stéphane Hauvette ramène un vélo de la marque Ritchey d'un voyage aux États-Unis en mai 1983. Avec Fischer en guest star, ce professionnel de la communication présente le fameux MTB le 5 août 1983 à La Plagne et fonde l'Association française de Mountain Bike (AFMB).

Le déclic a lieu lors du salon du 2 Roues à Paris. Hauvette réussit à convaincre la marque Peugeot, déjà implantée aux États-Unis, de diffuser ce vélo révolutionnaire en France. Loin d'en rester là, la marque du Lion prépare un vélo 100 % français pour l'année suivante : ce sera le VTT 1, le premier vélo tout terrain, qui se vendra à un millier d'exemplaires. Dans la foulée, les spécialistes historiques du BMX cèdent à la mode VTT : le Ranger chez MBK et le Maverick chez Raleigh.

Aujourd'hui, le VTT s'est complètement démocratisé. Il représente 47 % des ventes sur le marché du cycle en France. La qualité des VTT ne cesse d'augmenter, les prix, eux, baissent. Le nombre de pratiquants réguliers, plus de 7 millions, et de clubs augmente.

De nouvelles épreuves attirent les plus jeunes, comme le street VTT ou le VTT freeride avec des vélos tout suspendus.

Le VTT obtient même la reconnaissance sportive suprême aux Jeux olympiques d'Atlanta en 1996.

Le Hollandais Bart Brentjens devient le premier champion olympique en cross-country. Depuis, les Français Miguel Martinez en 2000 et Julien Absalon à deux reprises, en 2004 et 2008, sont les rois de la discipline.

Lors de la 26e et dernière édition, le Roc d'Azur a accueilli… 16 000 participants et 140 000 spectateurs. Pratique d'initiés à la recherche de sensations fortes, le VTT est depuis devenu un sport de masse. En loisir ou en compétition, en campagne ou en montagne, il a cassé les codes du vélo. Le VTT a affranchi l'homme de la route. Plus qu'une mode ou une innovation, c'est devenu une autre façon de rouler.

Quelques dates du VTT

1950

Invention de la suspension avant.

1982

Shimano sort le premier groupe de sa gamme XT.

1983

Le premier VTT à voir le sol français arrive du Canada. Il avait de gros pneus et 3 plateaux. Du jamais vu en France, et pourtant il était fabriqué sous la marque Peugeot.

1984

Premier Roc d'Azur entre Ramatuelle et Saint-Tropez : 7 participants (puis 400 en 1987, 600 en 1988).

1985

Naissance du premier VTT français, le MBK Ranger : guidon droit, grosses roues, cadre en acier des plus solides, il pèse 16 kilos. Depuis ce moment, l'évolution a été extraordinaire : aluminium, alliages ou matériaux composites pour les cadres, le régime a fait maigrir les VTT jusqu'à 10 ou 12 kilos, voire même 8 pour un semi-rigide. Le confort a été amélioré grâce à la fourche télescopique et ensuite à la suspension intégrale. Le nombre de vitesses est passé de 15 à 27. La boîte de vitesses intégrée s'utilise sur les VTT de descente. Le freinage n'est pas en reste, avec l'apparition des V-brakes et des freins à disque.

1986

Shimano invente le système d'indexation des vitesses avec le SIS.

1987

Le premier salon 100 % VTT est organisé au Parc floral de Vincennes.

La revue VTT Magazine arrive dans les kiosques.

Premières manettes de dérailleur et blocage de selle.

1988

Shimano lance le plateau ovale destiné à supprimer le point mort au pédalage, concept vite abandonné. Gripshift développe les poignées tournantes.

Les vitesses indexées SIS et la cassette passent à 6 pignons (Shimano).

1989

La revue Vélo Vert arrive dans les kiosques.

L'Hyperglide (Shimano) facilite le changement de vitesses (profil de dents particulier améliorant le passage de la chaîne).

Les premières pédales automatiques (Shimano).

Première fourche à suspension (la Rock-Shox RS1).

1990

Premiers vélos à suspension arrière par Proflex et Cannondale.

Apparition des bar-ends.

Le changement de vitesses est inclus au guidon : STI RapidFire (Shimano).

La cassette Shimano offre désormais 7 pignons pour 21 vitesses.

1991

La légèreté devient la première préoccupation des constructeurs.

Apparition des tubes oversize plus rigides.

Les cadres en titane, confortables et solides, font rêver.

Le carbone (composite) se démocratise avec le Giant Cadex.

1992

Cassette Shimano à 8 vitesses.

Apparition du Camelbak.

Utilisation de l'acier chromo dans les cadres pour plus de confort.

1993

Dia-Compe crée l'Aheadset : la potence vient se fixer directement sur le pivot de fourche.

Freinage sur jantes hydrauliques avec les Magura HS-33.

1994

Les VTT s'allègent.

Le titane est à la mode mais reste très cher.

Sachs présente le PowerDisc, premier système à frein à disque hydraulique, lourd, mais ce n'est qu'un début.

1996

Les freins V-brakes remplacent les cantilevers.

1997

Apparition des tiges de selle suspendues et des pneus semi-slick.

1998

Freins à disque sur les VTT.

1999

La cassette Shimano à 9 pignons pour 27 vitesses.

2000

Les pneus tubeless (sans chambre à air) apparaissent.

Apparition de la fourche monobras Headshok Lefty.

2004

Sram sort de ses cartons le X.9.

2005

Le singlespeed (pas de dérailleurs) se développe.

2007

Enfin un dérailleur arrière plus à l'abri des impacts, le Shimano XTR Shadow.

2009

Nouveau groupe Sram XX à cassette 10 vitesses.

Gruber commercialise un moteur électrique de 200 watts pour pédalier Shimano Hollowtech II.

Toutes les marques se mettent au carbone, VTT et équipement.

Les différentes disciplines du VTT

La descente

La descente, parfois appelée downhill et notée DH, consiste à descendre des pistes spécialement tracées pour le VTT. Les compétiteurs s'élancent chacun à leur tour sur la piste et le classement s'établit sur la base d'un chronométrage.

Du fait de la nécessité de disposer de pistes en descente d'environ 1,5 à 3 km, avec des remontées mécaniques, la descente est surtout pratiquée dans les stations de montagne ou de moyenne montagne. Les VTT de descente sont spécialement conçus pour cette discipline, avec des suspensions à grand débattement, des freins puissants et une géométrie ramassée à grand angle de chasse. Ces caractéristiques les rendent uniquement utilisables dans cette discipline.

La descente est une pratique reconnue en compétition par l'Union cycliste internationale (UCI). Les championnats du monde de descente ont lieu chaque année, en même temps que les championnats du monde de cross-country et ceux de four-cross.

La descente marathon

La descente marathon est proche de la descente, mais elle se pratique sur des distances beaucoup plus longues. Les descentes marathon se déroulent généralement en montagne, voire en haute montagne. Elles mesurent plusieurs dizaines de kilomètres et durent plus de 30 minutes pour les pilotes les plus rapides. Les courses s'effectuent avec un départ groupé des pilotes.

Ces descentes étant longues, avec parfois des portions de plat ou de montée, les VTT utilisés sont plus polyvalents que ceux de descente.

Le cross-country

Le cross-country VTT (à ne pas confondre avec le cross-country pédestre), parfois noté XC ou X-country, consiste, pour tous les coureurs qui s'élancent en même temps, à effectuer un certain nombre de tours d'un circuit au terrain varié, le plus vite possible. Le classement s'effectue sur l'ordre de passage sur la ligne d'arrivée. Les épreuves de cross-country pour hommes duraient environ 2 heures à l'origine, pour une distance variant autour de 40 km. Les courses pour femmes et jeunes sont plus courtes. L'entrée du VTT comme compétition olympique a profondément modifié la discipline. Les distances de course et les circuits sont de plus en plus courts. La venue de la télévision renforce le processus sur les courses de coupe du monde, où les courses sont de plus en plus nerveuses et techniques. Les circuits comportent des ascensions plus courtes, ce qui réduit les opportunités de creuser de grands écarts. Après la coupe du monde de Dalby Forest en 2010, le multi champion du monde et olympique Julien Absalon déclarait que « l'on assiste à la naissance d'un nouveau sport ».

Le cross-country est une discipline reconnue par l'Union cycliste internationale (UCI) et dont les championnats du monde se déroulent chaque année. C'est également une discipline olympique depuis les Jeux olympiques d'été de 1996.

Le cross-country peut parfois prendre la forme de courses axées sur l'endurance, où la durée devient le facteur déterminant et pouvant se dérouler jusqu'à 24 h. Ces compétitions se pratiquent en équipes ou individuellement, avec pour objectif d'effectuer le plus grand nombre de tours d'un circuit dans le temps imparti.

Le cross-country marathon

Le cross-country marathon est proche du cross-country, mais les distances parcourues sont plus longues. D'après la réglementation de l'UCI, une compétition de cross-country marathon doit mesurer au minimum 60 km et au maximum 120 km.

Contrairement au cross-country, le cross-country marathon se court sur des circuits d'une seule boucle.

Le freeride

Freeride est un terme commercial à l'origine utilisé par les skieurs, recyclé et déposé par la marque américaine Cannondale en 1999 pour promouvoir la déclinaison de son modèle SuperV. Depuis, l'usage de ce terme a évolué et sa signification reste très floue. On considère cependant que le freeride désigne une pratique à mi-chemin entre la randonnée et la descente de loisir (par opposition à la descente de compétition), où l'on recherche une certaine technicité du terrain. Les VTT de freeride sont un compromis entre les vélos de montagne et les vélos de descente, permettant à la fois de descendre rapidement et de monter.

Le freeride étant surtout un concept commercial de loisirs, il n'existe pas de compétition de freeride. Toutefois, le cyclisme de spectacle propose des compétitions utilisant le mot freeride. Ces compétitions se font sur des parcours d'obstacles parfois très hauts (passerelles à sauter, parois rocheuses, etc.) et font intervenir un jury chargé de noter la prestation de chaque pilote en fonction de la qualité des trajectoires et du style de pilotage.

Le trial

Le trial, parfois appelé biketrial, consiste à parcourir des obstacles naturels ou artificiels le plus rapidement possible sans poser pied à terre.

Il existe également des championnats du monde UCI de trial.

Les VTT de trial sont dépourvus de suspensions et parfois de selle. Leur géométrie est conçue pour la maniabilité. Contrairement au vélo-trial ou au BMX, les VTT de trial sont équipés de roues de 26 pouces de diamètre.

L'enduro

L'enduro, terme emprunté à la discipline moto, est une discipline située entre la descente et la randonnée. L'enduro se pratique sur des parcours techniques à profil descendant, mais cela n'empêche pas de trouver quelques montées sur ces parcours. On associe généralement l'enduro à la montagne. Les VTT d'enduro doivent être polyvalents, à la fois performants et confortables.

Des compétitions appelées rallye enduro apportent à cette pratique le chronométrage sur des séries de parcours appelées spéciales, comme en rallye automobile, avec éventuellement des étapes de liaison.

La randonnée

La randonnée VTT, proche de la randonnée pédestre mais à vélo, est sans doute la pratique la plus populaire du VTT. Il s'agit de se promener de façon plus ou moins sportive sur des chemins variés. Il existe un grand nombre de circuits de randonnée permanents balisés, ainsi que des randonnées ponctuelles organisées par des clubs ou des associations.

Les vélos de randonnée doivent être confortables, polyvalents et fiables.

Le dirt biking

Inspiré du BMX, le dirt biking ou dirt consiste à exécuter diverses figures acrobatiques avec un vélo sur des bosses généralement artificielles, en terre ou en sable. C'est un sport spectaculaire où de nombreuses figures sont possibles. Des compétitions de dirt biking sont organisées, où les pilotes sont notés sur le style, la hauteur et la difficulté de leurs sauts.

Les VTT de dirt biking doivent être maniables et particulièrement robustes.

Le street

Le street ou street biking consiste à utiliser le mobilier urbain, les trottoirs, les murs, les escaliers, pour exécuter des sauts et des figures.

Le four-cross

Le four-cross, parfois noté 4X, consiste à descendre une piste artificielle jalonnée d'obstacles, à quatre coureurs de front. Les courses sont très rapides (environ 30 secondes à 1 minute) et donnent lieu à des affrontements entre les coureurs. Le vainqueur est le premier qui franchit la ligne d'arrivée. Les courses de four-cross se déroulent en plusieurs manches éliminatoires.

C'est une discipline reconnue par l'UCI et dont les championnats du monde ont lieu chaque année.

Le dual slalom

Le dual slalom, parfois appelé boarder cross, est considéré comme l'ancêtre du four-cross, car il a perdu en popularité pendant la période charnière où le four-cross est devenu populaire. Sur une compétition de dual slalom, deux cyclistes concourent simultanément sur deux tracés identiques, parallèles, et avec des trajectoires en slalom. Le dual slalom a été remplacé par le four-cross par l'UCI pour rendre les compétitions plus spectaculaires.

Source : Wikipédia, article « Vélo tout terrain ».